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Il sagit destampes, cest-à-dire dimages imprimées au moyen de planches gravées. Elles sont regroupées en trois unités doù cette appellation de triptyque. La partie centrale est composée dune image faisant 68 x 59,5 cm et a pour sujet un Christ en gloire. Les icônes byzantines et les sculptures ornant les portails des églises romanes le représentent souvent ainsi. Il est assis bien droit tenant dans ses mains un livre. Ses mains esquissent le geste de celui qui montre. Il enseigne et prêche. Carpentier la revêtu dun vêtement ample qui nest pas sans rappeler celui des Frères Prêcheurs, lordre auquel il appartient. Un fond lumineux lentoure. Sa forme a lovale dune amande fréquente en art religieux, cest une mandorle (du latin mandorla : amande). Ici une structure en damier la traverse horizontalement. Son ajout en superposition suggère lesquisse dune croix. Quatre références symboliques complètent lestampe du Christ. Dans la partie supérieure à gauche et à droite, le grand et le petit luminaire, le soleil et la lune tirés du récit de la création. Carpentier introduit ainsi le thème du Christ lumière du monde. En bas à gauche, inspirés des fresques des catacombes de Saint-Calixte, le poisson et la corbeille de pain rappelle leucharistie. Avec lÉcriture sainte elle est lautre voie qui donne de communier au Christ. Enfin à droite la colombe, elle évoque lEsprit Saint. Entourant le Christ quatre petites estampes complètent la partie centrale du triptyque. Ce sont les évangélistes. Chacun est accompagnés dun symbole rappelant les Quatre Vivants entourant le Christ évoqués dans la vision de lApocalypse (Ap 3,6-8). Ces vivants symbolisaient précisément les quatre évangélistes : un homme ailé (Matthieu), un lion (Marc), un taureau (Luc), un aigle (Jean). Les deux autres composantes du triptyque réunissent huit estampes faisant chacune 32,5 x 27,5 cm. Elles évoquent autant de moments majeurs de la vie du Christ.
Si la partie centrale du triptyque a un caractère plus statique à la manière des icônes et des sculptures romanes, ces images sont nettement plus dynamiques et mouvementées. Elles donnent de goûter au geste libre de Carpentier qui caractérise à la fois sa production religieuse comme ses oeuvres profanes.
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