La guérison du paralytique

Introduction

1. Étude du texte

1.1 Premier regard sur le récit

Approcher le texte par l'analyse narrative

1.2 Un dialogue de sourds

2. Relire le texte

2.1 Relecture psychanalytique

2.2 Relecture spirituelle

2.3 Relecture ecclésiale et sacramentelle

Bibliographie


Introduction

Les trois évangiles synoptiques (Matthieu, Marc et Luc) présentent, avec quelques variantes, l'histoire du paralytique guéri par Jésus. Si un tel fait se produisait à notre époque, les caméras de la télévision nous montreraient en gros plan l'homme guéri avec son brancard. On présenterait une entrevue avec sa famille. Bref, on essaierait de mettre en évidence le côté extraordinaire de l'événement, du miracle .

Cette perspective n'est pas celle des évangélistes. Quelle est-elle alors? Plongeons au cœur du texte pour le savoir.

1. Étude du texte

1.1 Premier regard sur le récit

Comme il était entré de nouveau à Capharnaüm, après quelque temps on apprit qu'il était à la maison. Et beaucoup se rassemblèrent, en sorte qu'il n'y avait plus de place, même devant la porte, et il leur annonçait la Parole.  On vient lui apporter un paralytique, soulevé par quatre hommes. Et comme ils ne pouvaient pas le lui présenter à cause de la foule, ils découvrirent la terrasse au-dessus de l'endroit où il se trouvait et, ayant creusé un trou, ils font descendre le grabat où gisait le paralytique. Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique: "Mon enfant, tes péchés sont remis."Or, il y avait là, dans l'assistance, quelques scribes qui pensaient dans leurs coeurs:"Comment celui-là parle-t-il ainsi? Il blasphème! Qui peut remettre les péchés, sinon Dieu seul?"  Et aussitôt, percevant par son esprit qu'ils pensaient ainsi en eux-mêmes, Jésus leur dit: "Pourquoi de telles pensées dans vos coeurs?  Quel est le plus facile, de dire au paralytique: Tes péchés sont remis, ou de dire: Lève-toi, prends ton grabat et marche? Eh bien! pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a le pouvoir de remettre les péchés sur la terre,  je te l'ordonne, dit-il au paralytique, lève-toi, prends ton grabat et va-t'en chez toi."   Il se leva et aussitôt, prenant son grabat, il sortit devant tout le monde, de sorte que tous étaient stupéfaits et glorifiaient Dieu en disant: "Jamais nous n'avons rien vu de pareil." (Marc 2, 1-12)

Lisez le texte dans la version qu'en donne Mc (2, 1-12). Le récit se situe au début de l'évangile. Après son baptême et les tentations au désert, Jésus a appelé ses premiers disciples. Il a commencé à enseigner et à faire des guérisons.

Jésus est à la maison, à Capharnaüm. La foule se presse, la porte est bloquée. Quatre hommes qui portent un handicapé n'ont d'autre choix que de grimper sur le toit, d'y faire un trou et de descendre par là leur protégé dans la maison. Après un curieux échange avec les scribes, Jésus guérit le malade. Le geste provoque l'étonnement.

1.2 Un dialogue de sourds

 

2. Relectures du texte

 

2.2 Relecture spirituelle

Application à Ce qui paralyse vraiment, plus que des muscles dysfonctionnels ou une moelle épinière endommagée, n'est-ce pas d'abord le péché? Ce terme est religieux. Pour le croyant il s'agit du mal auquel on consent. C'est donc une opposition à Dieu. Dans une perspective de foi, cette fermeture à Dieu coupe aussi de la vie et entraîne la paralysie. L'égoïsme dans lequel on s'enferme, l'orgueil, la recherche du pouvoir (etc.!) sont la cause de bien des souffrances humaines et entraînent de coupures dans la relation à Dieu. Jésus restaure la relation en pardonnant les péchés. Symboliquement, la guérison du corps évoque la guérison spirituelle.