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Trente-troisième dimanche ordinaire B - 16 novembre 2003
 
La fin d'un monde!

La venue du Fils de l'homme (Marc 13, 24-32)
Autres lectures : Daniel 12, 1-3; Ps 15 (16);
Hébreux 10, 11-14.18

 

À l'approche de la fin de l'année liturgique, les textes proclamés ce dimanche ont, à dessein, une teneur eschatologique. Ce passage de Mc 13, 24-32 ne fait pas exception, puisqu'il concentre tout le thème du chapitre 13 de Marc sur la fin des temps. On y décrit les événements annonciateurs de cette fin : la destruction du Temple, l'apparition de faux prophètes et de faux messies, de guerres et de famines, de persécutions et de grandes détresses, et la venue du Fils de l'homme.

     Dans Marc, ce discours sur la fin des temps se situe immédiatement avant le récit de la passion et de la résurrection de Jésus; il en constitue l'introduction. Les catastrophes et les calamités sont une annonce du rejet du Maître et de son projet. L'annonce de la venue glorieuse du Christ est une indication que le chemin de la croix est le vrai chemin de l'amour et culmine, après un long parcours, dans la vie divine. Ce chemin est l'unique moyen de mettre fin au monde marqué par la violence et la haine.

     Écrit autour des années 70, le discours de Jésus sur la fin des temps est le reflet des persécutions infligées, à cette époque, par les Juifs et les Romains aux disciples du Christ. La venue du Christ dans la gloire après plusieurs persécutions est un signe que ces dernières ne doivent pas être confondues avec la fin du monde. Dans la bouche de Jésus, cette prédiction sur les détresses prévient les disciples de la normalité de la situation tumultueuse qu'ils vivent au moment où le texte est écrit. Marc les invite à vivre avec courage et persévérance le rejet dont ils sont victimes. Il les invite à rester bons et à garder confiance en la victoire de l'Amour sur la violence.

     Aussi bien pour Jésus qui doit souffrir jusqu'en croix, que pour ses disciples qui sont martyrisés, les violences n'indiquent pas l'établissement immédiat du règne de paix. Mais, quand viendra ce monde nouveau? Personne ne le sait, même pas le Fils! Seul le Père connaît le jour et l'heure. Or, de toute évidence, comme en témoigne la parabole du figuier, ce temps arrivera un jour. Aussi, les disciples de Jésus savent, aujourd'hui encore, qu'un monde nouveau naîtra dans la souffrance et la persécution. Il naît à chaque jour, malgré les oppositions infligées au témoignage des disciples. Ainsi, en attendant que le Christ revienne dans sa gloire, les disciples sont invités à travailler pour mettre fin à un monde où manque l'Amour.

Jean-Chrysostome Zoloshi, ptre

 

 

Source: Le Feuillet biblique, no 1945. Toute reproduction de ce commentaire, à des fins autres que personnelles, est interdite sans l'autorisation du Centre biblique de Montréal.

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