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Premier dimanche de l'Avent C - 30 novembre 2003
 
Relevez la tête!

La venue du Fils de l'homme (Luc 21, 25-28.34-36)
Autres lectures : Jérémie 33, 14-16; Ps 24 (25);
1 Thessaloniciens 3, 12 - 4, 2

audioRécitatif de Lc 21, 25-28

 

Il est certain que les images de cataclysme à 1'échelle de l'univers (v. 26) avec les bouleversements cosmiques, les désordres et les injustices de tous ordres, soulignent l'universalité du mal, œuvre des forces individuelles et collectives de 1'humanité. Un mal toujours présent à travers les civilisations et les âges de 1'humanité! Quant à la venue en gloire du Christ, personne n'en connaît le jour et les modalités. Mais ce que les personnes croyantes savent depuis la mort du Christ et sa résurrection, c'est que l'amour a vaincu la puissance de la mort. Dans l'apparence de l'impuissance et du dépouillement, à travers la mort, l'amour de Dieu dit sa toute-puissance. Voilà le paradoxe de Dieu! En fait, la fin des temps a commencé avec le mystère de l'Incarnation. Avec le Verbe fait chair, Dieu a dit sa dernière parole (Hébreux 1, 2). On peut voir superposer, ou «encore intérieurs l'un à l'autre», le premier et le second avènement : l'un, vécu dans l'humilité et l'anonymat, l'autre, dans la gloire.

     Dans cet espace de temps entre la Résurrection et la gloire finale du Christ, prend place le temps de l'Évangile où se faufilent les épreuves, où se déploie l'attente active faite de vigilance, d'éveil actif, de prière permanente. Autrement dit, pour 1'homme, la femme, c'est le temps de la décision et de l'agir. Ils ne sont pas seuls, car Dieu accompagne et accomplit sa promesse. Discours exigeant, oui, mais paroles ouvrant sur l'avenir!

     Précisément, Dieu est Dieu de la justice et de l'espérance. Luc a mille fois raisons de nous encourager et de nous stimuler. La peur et l'abattement doivent céder le pas à la confiance en Dieu et en son intervention. Aussi, à la justice construite au jour le jour, et à la prière! La prière et la confiance ne s'avèrent elles pas la forme active de 1'espérance? La perspective de la délivrance dans et par le pardon des péchés et la rédemption (v. 28), n'est-elle pas promesse d'avenir, signe de croyants et croyantes qui restent debout, éveillés?

     Porter le regard vers l'avenir, attendre un monde neuf! L'avenir est à recevoir comme un don, comme un bonheur avec et en Dieu. Il vient au delà de l'accumulation de toutes les forces du mal. Le nouveau monde est déjà là en Jésus ressuscité en qui nous sommes immergés.

Julienne Côté, CND
Professeure au Collège Régina Assumpta

 

 

Source: Le Feuillet biblique, no 1947. Toute reproduction de ce commentaire, à des fins autres que personnelles, est interdite sans l'autorisation du Centre biblique de Montréal.

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Roi? C'est bien peu dire!