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Liberté
Cette effigie et cette légende,
de qui sont-elles? (Matthieu
22, 20)
Un jeune garçon demande à son mentor, « Quand
vais-je être libre? »
« Libre? », reprend le
mentor. « Libre comme quoi? »
« Libre comme les oiseaux »,
reprend l'enfant.
« Deviens comme eux! »,
répond le sage. Et à ce moment il est devenu comme
les oiseaux.
« Enfin je suis libre »,
crie le garçon. « Libre de m'élever et de voler
où je veux et quand je veux ».
« Pas comme tu le crois »,
répondent les oiseaux. « Nous devons tenir compte du
vent quand nous volons et nous ne devons jamais nous éloigner
des endroits où nous devons migrer, sinon nous mourions ».
« Ce n'est pas la liberté»
crie le garçon en suivant la volée d'oiseau vers la
forêt. «Je veux être libre.»
«Libre comme quoi? »,
demande le mentor.
Regardant dans la forêt, il
voit des singes sautant de branche en branche. « Libre comme
les singes pour aller d'arbre en arbre comme il me plaît et
quand ça me plaît ».
« Deviens comme eux! », répond
le sage. À partir de ce moment il est devenu comme les singes.
« Maintenant je suis libre
», crie le garçon en se balançant de branche
en branche.
« Pas autant que tu le crois »,
répondent les singes. « Nous ne devons jamais nous
éloigner trop loin les uns des autres sinon nous deviendrions
la nourriture des prédateurs ».
« Ce n'est pas la liberté
», s'écrie le garçon. « Je veux être
libre ».
« Libre comme quoi? », demande
encore le maître.
« Le lion est le roi de la jungle
», reprend le garçon. « Je veux être libre,
comme les lions, de parcourir la forêt où et comme
ça me plaît et manger ce qui me plaît ».
« Deviens comme eux! », répond
le sage. À ce moment, il est devenu comme les lions
« Enfin je suis libre », crie
le garçon en parcourant la jungle comme le roi des animaux.
« Pas autant », répondent
les lions. « Nous devons suivre le troupeau sinon nous ne
mangerions pas. De plus, nous ne devons jamais aller au-delà
de certaines limites, nous serions alors fait prisonniers par l'homme
».
« Ce n'est pas ça la liberté
», s'écrie le garçon. « Je veux être
libre ».
« Libre comme quoi? », demande
encore avec beaucoup de patience le mentor.
« Libre comme les hommes pour
faire ce qui me plaît et quand ça me plaît ».
« Deviens comme eux! », répond
le sage. À ce moment il est devenu comme les hommes.
« Maintenant très certainement
je suis libre », s'écrie le garçon devenu comme
les hommes.
« Pas autant », lui dit alors
sa femme. « Il y a les travaux à faire et les obligations
à rencontrer ».
« Ce n'est pas la liberté
», s'écrie le garçon. « Je veux être
libre ».
« Deviens-le! » Répond
le sage. À ce moment, il est redevenu un garçon. (Histoire
adaptée de John R. Aurelio, Fables for God's people,
p. 59)
LIEN : Jésus répond aux attaques des Pharisiens en
leur faisant découvrir que la véritable liberté
n'est pas à l'extérieur de nous, dans une quelconque
évasion du quotidien et des obligations, mais là où
nous sommes au cur de la réalité quotidienne.
Être un enfant de Dieu libre ne nous dispense jamais de payer
nos comptes et nos taxes. Au contraire, c'est au cur des défis
de tous les jours que nous rencontrons le vrai Dieu.
* * * * *
Le converti
Un converti avait un jour développé
une réputation de croyant fanatique. Il attaquait avec agressivité
tous ses opposants. Un jour, il s'explique à un professeur
: « Pendant plusieurs années, dit-il, j'ai travaillé
à temps plein pour le Mauvais, maintenant je travaille à
temps plein pour le Seigneur. Je consacre ma vie à m'opposer
à tous ceux qui enseignent des faussetés et des erreurs.
Combattre les mensonges est un travail à temps plein ».
Le professeur lui demande
alors : « N'avez-vous jamais tenté de vous placer vous-même
dans la position de vos adversaires avant de les attaquer? »
« En effet, je l'ai
fait » répond le converti. « Je les étudie
attentivement pour les attaquer de façon plus percutante
encore. À travers ces études, je cerne chacune de
leurs faiblesses ».
Soudainement, le professeur
explose. Il se met à crier et à pointer du doigt le
converti en criant son nom jusqu'à ce que celui-ci le supplie
d'arrêter.
Revenu au calme et à une
voix normale, le professeur poursuit en disant : « Afin de
te mettre à la place d'un opposant, il n'est pas suffisant
de savoir ce qu'il pense. Tu dois aussi savoir comment il se sent
quand tu l'attaques. C'est uniquement au moment où tu comprends
totalement ton adversaire, physiquement et intérieurement,
que tu deviens un fidèle servant de la vérité
».
À partir de ce jour le converti
est devenu un homme plus humble et plus réfléchi.
(Histoire adaptée de William R. White, Stories for Telling,
p. 124).
LIEN : Dans l'Évangile d'aujourd'hui Jésus
se fait attaquer une nouvelle fois par les Pharisiens. Si ces derniers
vont vers lui il est clair cependant que ce n'est pas pour connaître
la vérité. Jésus le sait et leur dit clairement
: « Hypocrites! Pourquoi me tendez-vous un piège? »
L'Évangile rappelle qu'être au service de la vérité
nécessite beaucoup d'humilité et passe souvent par
une écoute très attentive de ceux et celles qui ne
pensent pas comme nous.
CETTE EFFIGIE ET CETTE LÉGENDE, DE QUI SONT-ELLES?
Matthieu 22, 20
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