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Le Psaume
85 (84) :
l'attente du salut qui vient
Le Psaume 84 est le psaume par excellence de la
préparation à Noël. Il exprime magnifiquement
les thèmes de l'Avent. Surtout, il parle en poésie
de la naissance de Jésus.« La Vérité
(Jésus) germera de la terre... notre terre donnera son fruit.
(vv. 12 et 13). » La Vierge Marie est figurée
comme une terre fertile d'où grandira une petite pousse,
le Germe.
Lire
le Psaume 85
La Bible décrit souvent Dieu
comme s'il était un être humain; c'est ce qu'on appelle
un anthropomorphisme. Le psaume 84 en est un bel exemple et il va
très loin dans ce sens. Le Seigneur est décrit comme
quelqu'un qui change d'idée. Il a connu des moments de colère
et d'indignation mais il peut adopter une autre attitude. Il n'est
pas immuable comme le Dieu des philosophes grecs : « Tu
as mis fin à toutes tes colères. »
Les mots les plus touchants du psaume
sont : « Amour et vérité se rencontrent,
justice et paix s'embrassent; la vérité germera de
la terre et du ciel se penchera la justice. » (vv. 11-12)
La justice existe en Dieu. La justice
peut être ce qui, en Dieu, fait qu'il rend l'homme juste et
saint, mais ce peut être aussi ce qui lui fait prononcer une
sentence sévère à l'égard du mauvais.
Le psalmiste nous rappelle alors qu'en Dieu, il y a aussi l'amour
et la paix. C'est ce qu'il convient d'attendre de lui en ce temps
de célébration de Nöel.
Saint Bernard a reconstitué
une petite pièce de théâtre à partir
de ce psaume. Il s'agit de discussions dramatiques des quatre Vertus
avec le Père des lumières, en vue de résoudre
le cas d'Adam après sa chute. Vérité et Justice
réclament la mort d'Adam au nom des engagements pris par
le Seigneur. Amour s'écrie alors : « Pourquoi
, Père, m'as-tu donné le jour, si je dois vivre si
peu de temps? » Paix intervient : « Il
ne convient pas aux Vertus de se disputer entre elles! »
et suggère de s'en remettre au Fils. Celui-ci en vrai Salomon
prononce : « L'Une dit : C'en est fait de moi,
si Adam ne meurt! - L'Autre reprend : Je suis perdue s'il
ne lui est pas fait miséricorde! - Donc que la mort
devienne bonne, et chacune aura gagné son procès! »
Étonnement général
devant tant de sagesse: mais comment faire? Le Fils, souverain Juge,
reprend : « Il en sera ainsi, s'il se trouve quelqu'un
qui, ne devant rien à la mort, veuille bien souffrir la mort
par amour pour l'homme...Car l'amour est plus fort que la mort! »
On devine le reste : le Fils trace son propre destin car il
sera celui-là. Il assume par amour une condition mortelle.
Pierre Bougie, PSS
professeur au Grand séminaire de Montréal
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Le
Psaume 72 (71) : le Roi de paix et son royaume
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