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« Car nous portons notre attention non pas sur ce qui est visible, mais sur ce qui est invisible. Ce qui est visible est provisoire, mais ce qui est invisible dure toujours » 2 Corinthiens 4, 18
L’Apôtre Paul nous parle ici du corps et de l’âme. Notre corps humain, visible, est provisoire et voué à disparaître, tandis que notre âme, invisible, est éternelle. Aux Corinthiens qui se soucient beaucoup des apparences, Paul rappelle que les souffrances endurées par le corps ne sont rien en regard de la vie éternelle promise par le Christ. Il considère le corps comme une tente qui abrite la vie véritable (cf. début du chapitre 5).
Longtemps avant Paul, un penseur chinois disait déjà « la matière est utile, mais l’immatériel donne l’usage véritable », en prenant pour exemple la motte de glaise du potier qui devient la jarre utile en raison du vide qu’elle contient et qui permet de la remplir, ou les murs de la maison qui n’ont d’utilité que par l’espace qu’ils donnent à la chambre. L’invisible donne donc du sens à ce qui est visible…
En nous faisant croire que le bonheur tient dans la quantité de biens matériels dont nous disposons : salaire, maison, voiture, télévision, etc. notre société pervertit cette logique. Elle propose de remplir le vide par la matière pour trouver le sens. Mais si nous prenons soins (si nous portons attention) à ce vide qui donne le sens véritable en permettant la vie, en laissant de la place à notre âme pour s’épanouir, nous ferions le choix de miser sur ce qui dure toujours au lieu de courir après ce qui est provisoire !

Réflexion précédente :
Réflexion du 20 mars 2012
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