|
« Mais on ne l’accueillit pas, parce qu’il faisait route vers Jérusalem. Voyant cela, les disciples Jacques et Jean dirent : « Seigneur, veux-tu que nous disions que le feu tombe du ciel et les consume ? » Mais Jésus, se retournant, les réprimanda. » Luc 9, 53-55
Pour aller de Galilée à Jérusalem, Jésus et ses disciples doivent traverser la Samarie, habitée par une population aux origines diverses et considérée comme hérétique par les Juifs à cause de divergences religieuses. Les Juifs vénéraient Dieu au Temple de Jérusalem, les Samaritains croyaient qu’on devait le faire au mont Garizim. Sachant que Jésus va vers Jérusalem, un village samaritain refuse de l’accueillir. Jésus donne une belle leçon de tolérance religieuse à ses disciples. Plusieurs manuscrits ajoutent à ce passage : « Le Fils de l’homme n’est pas venu pour perdre les vies des hommes, mais pour les sauver. » Jésus n’est pas du genre à imposer son message par la violence, ni à exterminer ceux qui ne le reçoivent pas. L’Évangile rompt avec cette façon de faire. Jésus s’élève au-dessus des querelles religieuses. Chaque fois qu’il rencontre des Samaritains, il les accueille : ils sont aussi enfants de Dieu, même s’ils suivent un autre chemin.

Réflexion précédente :
Réflexion du 3 avril 2012
|