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Le verset du jour

 

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réflexion du 1er mai 2012
 

« Ce Jésus, il est la pierre que vous aviez rejetée, vous les bâtisseurs, et il est devenu la pierre d’angle. » Actes 4, 11

L’auteur des Actes des Apôtres reprend le verset du psaume 117 que la liturgie propose en ce 4e dimanche de Pâques. Il le met dans la bouche de Pierre qui répond à la question des autorités religieuses de Jérusalem à propos de la guérison d’un infirme, opérée sur l’esplanade du Temple. Pierre affirme avec force que le signe accompli ne vient pas d’eux, mais de Jésus le Ressuscité auquel il porte ce témoignage: Ce Jésus, il est la pierre que vous aviez rejetée, vous les bâtisseurs, et il est devenu la pierre d’angle. Et il ajoute : Et son nom, donné aux hommes, est le seul qui puisse nous sauver.

Quelle est l’importance de la pierre d’angle? On le comprend vite à la vue du désastre que laisse derrière lui un tremblement de terre d’une certaine ampleur. Toutes les maisons qui ne reposent pas sur des bases solides s’écroulent comme un château de cartes. A une époque qui ne connaissait pas le béton armé, le choix de la pierre angulaire était essentiel pour la garantir la solidité du bâtiment. L’image est des plus parlantes. Les apôtres ont découvert en Jésus Celui qui donne à leurs vies, la base dont ils sont besoin. En prenant appui sur lui, ils ont découvert qu’il est la source qui les fait vivre, les libère de la peur et leur permet de rester debout dans l’adversité. Cette expérience spirituelle permet à Pierre de prendre position sans crainte face aux autorités du Temple. Personne ne pourra le faire taire parce que l’Esprit du Ressuscité habite en lui.

Les Actes utilisent différentes expressions pour faire passer le même message. Gardons-en deux : Jésus est la pierre d’angle et dans la suite il ajoute : son nom est le seul qui puisse nous sauver. Ces deux affirmations sont importantes pour nous. Elles nous invitent à poser au moins deux questions fondamentales. La première: Sur quoi bâtissons-nous nos vies? Sur du vent ou du solide? La deuxième: Qui ou qu’est-ce qui peut garantir un réel avenir ou accomplissement à nos existences d’hommes et de femmes? Quelle place donnons-nous à Jésus le Vivant et à sa Parole?
Il n’est peut-être pas inutile de se poser sérieusement ces questions! Qu’en pensez-vous?

Roland Bugnon, CSSP

 

Réflexion précédente :

Réflexion du 24 avril 2012