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Groupes bibliques
   
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chronique du 21 novembre 2006
 

Vie et histoire de groupe

Groupe de partage évangélique COPAM
(Centre d'évangélisation pour les milieux populaires)

Groupe de partage évangélique COPAM
Personne-ressource : M. André Choquette
Téléphone : 514.256.8495
L’accès à ces rencontres est libre. Veuillez communiquer avec la personne-ressource pour connaître le lieu, l’heure et le jour.

Découvrir Jésus avec d’autres chercheurs de Dieu
     Un soir, je sonnai timidement à la porte du 2745 de la rue Charlemagne. Sans autres préambules on me conseille de me joindre à l’équipe « Chemin ». Je m’installe autour d’une table dans le petit salon avec Antoinette, Rita, Monique, Claude, Alain et Pauline. Laurette et Gilles sont, ce soir-là, les personnes-ressources. Antoinette, nous avise de l’agenda à venir, suivi d’un moment de silence. Rita, la doyenne, commence la prière. On lit ensuite l’évangile et on se recueille un moment. Je me rappelle que l’évangile était celui de la femme qui saignait. J’étais curieuse de voir comment tous ces gens pouvaient avoir une opinion sur cet événement. Lentement, chacun dévoilait Jésus à sa façon, je dirais, un peu cuisine, mais combien proche de chacun de nous. Je découvre que Jésus qui se voulait à tous, à ce moment-là n’était même pas conscient de la guérison qui s’opérait chez cette femme, quand il dit : Qui m’a touché. Mais grâce à la foi de celle-ci, il constate, comme les autres, que la femme était guérie. Il avait donné, peut-être à son insu et grâce à l’Esprit, un pouvoir de guérison à cette femme qui a tellement crû en Lui, au-delà de tout entendement.

L’Esprit qui nous guide vers la vérité toute entière
     Ce soir-là, je ne suis pas retournée à la maison le cœur à vide. Il y avait quelque chose à l’intérieur de moi qui en redemandait. L’Esprit me poursuivit encore pendant quelques semaines. Je revins au partage suivant. Je réalise que chacun des intervenants est un chercheur et que dans sa recherche il m’éclaire par sa question ou sa constatation évidente. Chacun aidant à m’ouvrir un peu plus sur la personne de Jésus et moi, à ma manière, je peux en faire autant. Mais quelle découverte… J’étais jusqu’alors habituée à recevoir les commentaires évangéliques du haut de la chaire et là, assise autour d’une table, je peux penser, questionner, soulever une objection, parler en toute confiance de mes doutes, de mes certitudes et de tout ce qui se tapit au fond de moi. Je peux partager jusqu’au bout. On fait confiance à la richesse personnelle, à la sensibilité de chacun et chacune mais on s’exprime quand même, toujours, en présence d’une personne-ressource et formée. Ayant toujours été d’une grande sensibilité à l’agir de Dieu dans ma vie et dans ma spiritualité, je perçois que L’Esprit est à l’œuvre et que je suis à l’écoute. C’est ma faim, ma soif, voilà que mes recoins de désert commencent à accueillir la Source.

Les visites inattendues de Dieu
    Mais, ce soir-là, nous avons la visite inattendue d’un ami musulman, algérien, c’est Mohamed. Le texte que nous propose l’évangéliste Jean est celui où Jésus visite ses amis le soir de la Pâques. Alors qu’il se présente à eux d’une manière « inattendue », Jésus dit à ses amis « La Paix soit avec vous ! » « Mais, c’est une formule de salutation dans notre pays » de dire Mohamed. Chez nous, on dit ‘Salaam’, qui veut dire « Paix à toi ». C’est un signe de reconnaissance de l’autre. Tiens donc ! un lien entre la salutation que Jésus adresse à ses amis « La Paix soit avec vous », le « Shalom » du pays des juifs, et le «Salaam» arabe du pays où habite Mohamed. Celui-ci va même jusqu’à nous confier son regret que, dans la culture d’ici, cette reconnaissance ne soit pas une habitude usuelle. S’il accostait quelqu’un à Montréal en lui disant « Salaam », « Shalom , ou « La Paix soit avec vous », il serait plutôt regardé de travers.

     Mais qu’en serait-il si Mohamed ou si chacun de nous disait à l’autre dans un signe d’amitié : « Salut à toi ! » Peut-être que la face du monde changerait. N’est-ce pas ce que Jésus souhaitait au soir de Pâques ? À cause de l’intervention de Mohamed, à cause de tous ceux qui étaient présents et à leur grain de sel ajouté à l’interprétation de ce passage, je saisis encore mieux le sens de cet Évangile.

     Dieu se présente à moi sous forme de question nouvelle, de relecture, et d’ouverture à l’Esprit qui parle par toute personne qui croie. C’est une prise de conscience qui se fait dans des mots simples, proches de la vie de tous les jours et qui peut s’intégrer dans les petits gestes au quotidien. Pour moi, c’est ça un partage d’Évangile. Je crois en cette Lumière nouvelle qui surgit et à cette Source qui agit !


Monique Paquin

 

Chronique précédente :
Groupe de partage biblique de la Paroisse Saint-Jean-Vianney

 

 

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