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Les mots pour le dire
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chronique du 24 septembre 2010
 

Disciple

Hébreu : talmid du verbe lamad qui signifie « enseigner »
Grec : mathètès du verbe manthanô qui signifie « apprendre », « étudier »

Le Christ et ses plus proches disciples

Le Christ et ses plus proches disciples
circa 1100
Peinture sur bois, 130 x 150 cm
Museu Nacional d'Art de Catalunya, Barcelone

Le mot disciple n'apparait qu'une fois dans l'Ancien Testament [1]. Probablement parce que l’ensemble d’Israël devait entrer en relation avec Dieu. Au lieu de cette expression, on emploie plutôt « serviteur » ou « fils » pour désigner ceux qui apprennent des confréries de prophètes ou des communautés. Par exemple, Moïse, Élie, Élisée ou Jérémie ne sont pas appelés « disciples », mais « serviteurs ». La relation maître-disciple va se développer avec le contact de la culture grecque et l’avènement du judaïsme rabbinique. Le maître ou rabbi transmet alors à ses disciples l’autorité et les connaissances pour interpréter les Écritures.

     Dans le Nouveau Testament, on voit ce mot décrire la réalité de ceux qui suivent Jean le Baptiste et surtout Jésus. Mais, on retrouve aussi l’expression « disciple de Moïse » (Jn 9,28) et « disciple des pharisiens » (Mt 22,16). Après la mort de Jésus, tous les chrétiens sont désignés comme disciples dans les Actes des Apôtres (9,1).

     Le disciple s'attache à la personne de son maître et non seulement à son enseignement. Les disciples de Jésus sont appelés à tout renoncer pour suivre leur maître (Mt 18,1) et s’il le faut, même donner sa vie pour lui (Mt 10,25).

[1] On retrouve ce mot dans l’expression le maître et le disciple (1 Ch 25,8).

Sébastien Doane

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