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Justice sociale
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chronique du 21 mai 2018

 

Le baptême de Lydie et du geôlier et le don de l’hospitalité

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Lydie de Thyatire (illustration © Sarah Beth Baca)


Dans une perspective propre aux Églises évangéliques et pentecôtistes, on considère que le baptême provoque une manifestation des dons de l’Esprit. Dans une compréhension pentecôtiste traditionnelle, on dit que le véritable baptême de l’Esprit survient lorsque qu’une personne est investie du don de glossolalie (le don de parler en langue). Ce pourrait-il aussi que, lorsque quelqu’un est baptisé par l’Esprit saint, un autre don que celui de parler en langue se manifeste? C’est peut-être ce que l’on peut observer au chapitre 16 des Actes des apôtres.

Un baptême qui provoque l’hospitalité

Si dans les courants pentecôtistes traditionnels on considère qu’il y a baptême dans l’Esprit saint lorsque le don de parler en langue se manifeste, il en est autrement dans les courants dit évangéliques. Dans cette tradition, le baptême de l’Esprit saint a lieu au moment même où le croyant prononce sa prière de repentance, c’est-à-dire au moment où il déclare pour la première fois qu’il se reconnait pécheur et qu’il affirme que Jésus le Christ est son sauveur. Ainsi, le confessant ouvre son cœur à l’Esprit permettant à ce dernier d’entrer en relation avec lui et ainsi de recevoir la grâce de Dieu dans sa vie. Cette foi qui est professée n’est pas le fruit de l’œuvre humaine, cette foi est elle-même don de l’Esprit. Ce n’est pas par mérite que les chrétiens évangéliques ont la foi, mais par le don gratuit de Dieu.

À partir du moment où le chrétien prononce cette prière de repentance, l’Esprit saint qui travaillait déjà en lui le transforme. Cela peut être immédiatement, ou pas, après son baptême dans l’Esprit. Sa façon de comprendre sa vie et la place de Christ dans sa vie changeront et conséquemment, son attitude envers les autres aussi. Voici deux exemples évoqués de transformation par le baptême de l’Esprit dans Actes 16.

Lydie

Lors de son voyage à Philippe, une colonie romaine du district de Macédoine, Paul se rend au bord d’une rivière le jour du sabbat pour y prier. L’absence de synagogue dans la ville a probablement motivé cette décision. Il parla à un groupe de femmes qui s’y trouvaient :

L’une d’elles, nommée Lydie, était une marchande de pourpre originaire de la ville de Thyatire qui adorait déjà Dieu. Elle était tout oreilles ; car le Seigneur avait ouvert son cœur pour la rendre attentive aux paroles de Paul. Lorsqu’elle eut reçu le baptême, elle et sa maison, elle nous invita en ces termes : « Puisque vous estimez que je crois au Seigneur, venez loger chez moi. » Et elle nous a forcés d’accepter. (Ac 16,14-15).

On pourrait penser qu’il s’agit d’un baptême dans l’eau vu la proximité d’un cours d’eau. Le texte dit qu’elle adorait déjà Dieu et son baptême est probablement sa profession de foi dans ce cas-ci puisqu’elle dit : « Puisque vous estimez que je crois au Seigneur. »

Elle a donc vraisemblablement exprimé sa foi et suit l’invitation à loger chez elle. Elle offre l’hospitalité. D’un même geste le Seigneur a ouvert son cœur afin qu’elle soit attentive à sa parole et l’Esprit lui a communiqué un don qu’elle met immédiatement en pratique.

Le geôlier

Un peu plus loin dans le même chapitre, on y relate que Paul fut emprisonné à Philippe. « Aux environs de minuit, Paul et Silas, en prière, chantaient les louanges de Dieu, et les autres prisonniers les écoutaient. Tout d’un coup, il y eut un tremblement de terre si violent que les fondations du bâtiment en furent ébranlées. Toutes les portes s’ouvrirent à l’instant même, et les entraves de tous les prisonniers sautèrent. » (Ac 16,25-26) Pris de panique, parce qu’il craignait que tous se soient échappés, le geôlier voulut se suicider. Cependant, il vit que tous étaient là et demanda à Paul et Silas ce qu’il devait faire pour être sauvé. « Ils lui répondirent : « « Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé, toi et ta maison. » » (v. 31). Le texte dit un peu plus loin : « À l’heure même, en pleine nuit, le geôlier les emmena pour laver leurs plaies ; puis, sans plus attendre, il reçut le baptême, lui et tous les siens. Il fit ensuite monter Paul et Silas chez lui, leur offrit un repas et se réjouit en famille d’avoir cru en Dieu. » (vv. 33-34). Encore une fois l’acte d’hospitalité suit immédiatement le baptême, « comme s’il » s’agissait d’un don de l’Esprit.

Conclusion

Et s’il en était de même encore aujourd’hui qu’offrir l’hospitalité soit une conséquence directe du baptême? Du baptême dans l’Esprit du moins. Et que professer sa foi engendre une action d’hospitalité? Nous serions à même de voir que la situation migratoire de plusieurs immigrants est l’occasion inespérée de donner un sens à son baptême et des œuvres à sa foi.

Martin Bellerose

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Notre maison commune

 

 

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