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La ménora ou le chandelier à sept branches par Agripino Cabezón Martin, ofm
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Divers timbres représentant ce chandelier se sont succédés dans lhistoire postale israélienne. Dès le 27 février 1952 un timbre de 1000 agorot le figurait, entouré des blasons des 12 tribus. Sur la bandelette attachée au bas du timbre était inscrit le texte du Livre des Nombres (1,52) : « Les israélites camperont chacun dans son camp, près de son étendard ». Il est à noter quen cette année 1952 le centime de la Livre israélienne était une monnaie appelée Prouta. Cette appellation fut remplacée par le mot agora, qui est la petite monnaie valant le centième du shekel. Un second timbre de 150 agorot fut émis le 26 avril 1955 à loccasion du 7e anniversaire de lindépendance. La Ménora y apparaît avec ses sept lampes allumées et avec deux rameaux dolivier qui lentourent . En dessous est inscrit : « Jour de lindépendance. En souvenir de ceux qui sont morts durant la guerre de lindépendance. » Pour le 10e anniversaire de cette indépendance un troisième timbre, de 400 agorot, fut émis, avec un rameau dolivier surmontant le chandelier, et la même inscription que sur le timbre de 1955. Le 8 août 1972 parut un nouveau timbre, de 100 agorot, avec linscription, sur le côté droit, de : « 25 ans de lÉtat dIsraël ». En juillet 1985 parut un timbre de 200 shekels représentant la Ménora, dans une série de quatre timbres représentant les objets du Sanctuaire. Au dessous de la Ménora est écrit : « Tu feras un candélabre dor pur ». (Ex 25,31) Par ailleurs la Ménora est souvent apparue sur des timbres postérieurs, surtout lorsquils sont émis pour commémorer le jour de lindépendance. Les chandeliers faisaient partie des mobiliers des peuples anciens de lOrient. Ceux des gens riches étaient en métal plus ou moins précieux, ceux des pauvres en bois ou en terre cuite. La Bible parle par exemple dun lampadaire assyro-babylonien immense dans la salle de festin du roi Balthazar, devant lequel se détachèrent les fameuses paroles prophétiques mystérieuses « Mané, Thécel, Pharés » (Dn 5,1-28). Chez les Hébreux, le chandelier jouait un rôle très significatif dans le culte. Chandelier à sept branches en or, il était en relation exclusive avec le Tabernacle. Il avait été fait selon le modèle donné par Dieu à Moïse au Sinaï. Il pesait un talent, cest-à-dire environ 35 kg dor. Dor étaient aussi les sept lampes dont les prêtres soccupaient chaque matin et chaque soir. Il fut placé devant le Sanctuaire un an après la sortie dÉgypte. En prenaient soin les Lévites, qui le recouvraient dun drap de couleur pourpre et dune housse en cuir fin, quand ils étaient en route (Nb 4,9-10). Lorsque Nabuchodonosor prit Jérusalem en 587, il emporta la Ménora à Babylone. Lorsque Antiochus Épiphane profana le Temple en 169, il la déroba, de sorte que Judas Maccabée, quelques années après, dut en mettre une autre. Lorsque Titus prit Jérusalem en 70 après le Christ, il lenleva et lemporta à Rome en signe de sa victoire. Aujourdhui encore elle est reproduite sur lArc de triomphe de Titus à Rome. Vespasien la déposa dans le Temple de la Paix. Une tradition rapporte que Maxence la fit jeter dans le Tibre et que Constantin len retira et lentreposa dans le palais impérial, puis quen 455 Genséric lemporta à Carthage; doù Bélisaire en 534 la transporta à Constantinople, et quenfin Justinien la rapporta à Jérusalem. Depuis lors on nen a plus trace. Certains voient dans le Chandelier à sept branches une image de la lumière du monde : le soleil entouré de ses six planètes. Le prophète Zacharie (4,2 et 10) y voit le symbole des yeux de Dieu. (« Lomniscience et la vigilance divine » commente la note de la Bible de Jérusalem). Quant au Christ, il a comparé ses disciples à un chandelier qui « brille pour tous ceux qui sont dans la maison » (Mt 5,14-16).
N.D.L.R. Une série de six timbres émis les 26 novembre 2002 et 11 février 2003 reprennent le motif de la ménora. Les timbres de cette série sont presque identiques : seules la valeur et la couleur changent. Sur la bandelette, on a reproduit un bas-relief de lArche de Titus où figure la ménora. Source : La Terre Sainte, juillet-août 2000.
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