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Beer-Sheva : le puits dAbraham par Agripino Cabezón, ofm
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À loccasion de lExposition nationale des timbres-poste, en 1990, le Service philatélique dIsraël a émis un feuillet-souvenir, dont le sujet principal est le puits dAbraham. On y voit figurer, au centre, le « Yad Lebanim House », siège de lExposition; à droite, le City Hall; en haut, à gauche, lhôpital Soroka et, à sa gauche, le Conservatoire de la ville; en bas, à gauche, une synagogue et le Musée de Beer-Shéva. Lauteur des dessins est A. Berg. Le timbre, proprement dit, occupe la partie inférieure droite; il représente le puits dAbraham, dessiné à partir dune gravure sur cuivre du XVIIe siècle. Suite à une querelle entre les bergers dAbimélek et ceux dAbraham, le patriarche fit des reproches à Abimélek, à propos dun puits que les serviteurs de ce dernier avaient usurpé. Abimélek répondit : « Je ne sais qui a pu faire cela; toi-même ne men as jamais informé et je nen ai rien su jusquà présent. » Alors Abraham prit des brebis et du gros bétail et les donna à Abimélek, et tous deux conclurent une alliance. Abraham mit à part sept brebis du troupeau et Abimélek lui demanda : « Que font là ces sept brebis que tu as mises à part ? » Il répondit : « Cest pour que tu les acceptes de ma main et quelles soient la preuve que jai bien creusé ce puits ». Cest ainsi que ce lieu sappela Beer-Sheva, parce que tous deux y avaient prêté serment et fait alliance. (Gn 21,25-32) Le nombre sept est un nombre sacré et, comme tel, intervient dans les serments. En recevant, de la main dAbraham les sept brebis, Abimelek reconnaît queffectivement le puits appartient à Abraham, ainsi que laffirme le patriarche. Au verset 31 du chapitre 21 de la Genèse, apparaît la première explication du nom de Beer-Sheva : puits du serment, ou littéralement, puits des sept (brebis). Plus tard, « Abraham planta un tamaris à Beer-Sheva et il y invoqua Yahvé, le Dieu Éternel » (Gn 21,33). La ville de Beer-Sheva a connu des hauts et des bas. Quand Jean Hircan eut conquis Edom, elle tomba sous lhégémonie des Asmonéens ou Maccabées. Après la destruction du second Temple, elle devint un des principaux bastions de la frontière romaine, pour défendre lempire contre les incursions des Nabatéens. Durant la période arabe, elle fut abandonnée jusquau siècle dernier. Au temps du sultan turc Abd el-Hamid II, le gouvernement décida de développer la partie méridionale de lempire ottoman. En 1900, il entreprit de construire la demeure du gouverneur à Beer-Sheva ainsi quune mosquée et une école. À la même époque, un certain nombre de familles juives vinrent sétablir dans la ville et y ouvrirent un moulin à farine qui contribua à sa prospérité. En 1948, la ville fut conquise par larmée israélienne et, depuis lors, ne cesse de se développer et est devenue la capitale du Néguev. Elle possède une université. Aux temps bibliques, Beer-Sheva était la ville la plus méridionale du royaume. Doù lexpression de « Dan à Beer-Sheva » pour désigner létendue habitée du pays. Source : La Terre Sainte, novembre-décembre 2000.
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