Philatélie biblique

La fête de Pessah : la Pâque

« Ce jour-là, (anniversaire de la Pâque), vous en ferez mémoire et le solenniserez comme une fête en l’honneur du Seigneur, pour toutes vos générations ». (Ex 12, 14) C’est en ces termes que le Seigneur, prescrivit à Moïse et aux fils d’Israël de célébrer leur libération d’une servitude qui s’était prolongée durant 430 ans.

L’étymologie du mot Pâque est incertaine. Il semble que ce mot soit l’équivalent de saut ou passage, par-dessus la série de ceux qui étaient voués à l’extermination.

Quiconque prenait part à la Pâque devait se vêtir comme il est indiqué dans Ex 12, 11: « Vous la mangerez ainsi: les reins ceints, sandales aux pieds, le bâton à la main. Vous la mangerez en toute hâte, car c’est la Pâque du Seigneur ». La préparation rapide de l’agneau rôti, dont le sang marquait les portes et servit de signal à l’Ange exterminateur pour passer outre aux maisons des Hébreux, et le pain azyme consommé en toute hâte évoquaient la fuite précipitée.

Histoire de la fête

À l’origine, la Pâque était célébrée indépendamment de la Semaine des Azymes. Plus tard, les deux fêtes furent unifiées et constituèrent la première fête de pèlerinage à Jérusalem. Elles prirent alors un caractère à la fois historique et salvifique et s’intégrèrent dans le cycle de l’Exode, début de l’histoire religieuse du peuple de Dieu. De fait, la Pâque et la fête des Azymes sont considérées comme des fêtes où toutes les générations sont présentes à l’oeuvre salvifique opérée par Dieu.

La Bible (Nb 9, 5) rappelle que le premier anniversaire de l’Exode « eut lieu dans le désert du Sinaï. Quarante ans plus tard, les Israélites passèrent le Jourdain, sous la conduite de Josué et « célébrèrent la Pâque dans les plaines de Jéricho ».

timbre   timbre   timbre

Description philatélique

La série des trois timbres, dessinés par D. Ben Dov, a été mise en circulation le 7 mars 1972. Ces trois timbres ont une très belle bandelette où figurent, en hébreu et en anglais, des versets de l’Exode et du livre des Nombres.

Le timbre de 10 agorot évoque la sortie d’Égypte. On lit, sur la bandelette: « C’est au mois d’Abib que vous êtes sortis d’Égypte » (Ex 34, 18). Le mois d’Abib, ou des épis, marque l’ouverture du printemps en Palestine. Son nom a été remplacé ensuite par celui de Nisan, en raison du fait que, pendant un certain temps, le premier de Nisan fut considéré comme le premier jour de l’an juif. Sur la partie gauche de la gravure, apparaît la grande figure de Moïse, qui tient en mains le célèbre bâton, avec lequel, par la grâce divine, il ouvrit le passage de la mer Rouge et fit jaillir l’eau du rocher. En réalité, il ne s’agissait pas d’un bâton mais d’une gaule.

Le timbre de 45 agorot représente les femmes qui, pourvues d’une quantité suffisante de farine, sont chargées de fabriquer pour toute l’octave le pain azyme, appelé matza (galette de pâte sans levain). Elles doivent veiller à ce que la farine, une fois moulue, ne soit pas mouillée afin d’éviter toute fermentation éventuelle. Ensuite, avec cette farine, à laquelle elles ajoutent simplement de l’eau; elle font la pâte et lui donnent la forme de miches ou de galettes, qui sont perforées puis mises au four, ainsi qu’on peut le voir sur la gravure. Nous lisons sur la bandelette: « Sept jours durant, vous mangerez du pain azyme » (Ex 12, 15), un texte qui est repris dans Ex 34, 18.

Le timbre de 95 agorot représenterait la bénédiction de la première coupe de vin, appelée qaddus, après laquelle tous s’assoient et, le coude gauche appuyé sur un coussin, comme des hommes libres, boivent ce vin, puis consomment le hors-d’œuvre ou première partie du repas. Au cours de la seconde partie, on bénit et l’on boit obligatoirement la deuxième coupe de vin, en action de grâces pour la Terre d’Israël, pour le pacte de la circoncision et pour le don de la Loi. Ensuite, a lieu la véritable Cène pascale, où l’agneau est consommé. L’action de grâces qui succède au repas est jointe à la troisième coupe qui, pour cette raison, est appelée calice de bénédiction . Cette action de grâces une fois terminée, tous boivent au calice. Le repas doit prendre fin avant minuit. On lit sur la bandelette: « Ils célébreront en tout point cette Pâque suivant le rituel pascal » (Nb 9, 12).

Il semble bien que le Seigneur ait institué l’Eucharistie, au moment où cette troisième coupe allait être bue.

Agripino Cabezón, ofm
traduit de l’espagnol et adapté par C. Bertrand, ofm

Source : La Terre Sainte, mars-avril 2002. 

Article précédent :
Les trois premiers rois d’Israël

| Accueil | Index (philatélie) |
www.interbible.org/sebq
20 mai 2005

 

Société Expo-Bible du Québec      • Design : technoscribes.com