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Hanukah, la fête des lumières par Agripino Cabezón, ofm
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Le service des Postes israélien a commémoré, le 7 novembre 1972, la Hanukah (ou fête de la Dédicace, ou des Lumières), par lémission de trois timbres, représentant trois types de lampes cérémonielles, utilisées en divers pays par les communautés hébraïques. Lauteur des dessins est Z. Narkiss. Le timbre de 12 agorot représente une lampe en bronze de la Hanukah, utilisée au Maroc aux XVIIIe-XIXe s.; celui de 25 agorot, une lampe en bronze de Pologne du XVIIIe s.; celui de 70 agorot, une lampe en argent du XVIIe s., provenant dAllemagne et en forme de chandelier à 9 branches ou lampes, appelé hanukiah. La fête de Hanukah ressemblait beaucoup à celle des Tentes (2 M 1,9; 10,6). Elle durait 8 jours et se célébrait dans la joie, en agitant des palmes et en chantant des hymnes et des psaumes, notamment le psaume 30 et ceux du Hallel. Antiochus Épiphane, ayant profané le Temple de Jérusalem, le 25 de Kisleu (167 av. J.C.), offrit le premier sacrifice à Zeus Olympien et ordonna quil fût répété chaque mois (2 M 6,7). Cela dura trois ans, jusquau moment où Judas Maccabée reconquit la ville, purifia le Sanctuaire et linaugura, le jour anniversaire de la profanation, le 25 de Kisleu (164 av. J.C.). Il décida que la Dédicace (Hanukah) serait fêtée chaque année durant 8 jours (1 M 4,59). Au temps du Christ, la fête avait pris un caractère populaire et patriotique; elle sappelait alors la Fête des Lumières, symbole de la conquête dune liberté inespérée contre les Hellénistes et les ennemis du judaïsme (cf. Flavius Josèphe, Antiquités juives XII 7,7). Après lextinction de la lignée des Maccabées et la destruction du second Temple, la fête continua dêtre célébrée, mais pour des raisons et dans une ambiance différentes de ce quelles étaient à lorigine. De fait, les rabbins lintroduisirent dans les prières de la synagogue et le peuple dans lintimité de la famille. À la synagogue, on la célébra en récitant le Hallel, composé primitivement pour cette solennité. Mais cest surtout dans la famille que la fête a laissé des traces et sest caractérisée par la coutume dallumer les bougies de la Hanukah. Chaque famille possède sa hanukiah, dont les formes sont très variées et parfois artistiques. Généralement il sagit dun chandelier à huit branches auquel, pour la circonstance, on ajoute au sommet une neuvième branche. Chaque branche porte une bougie ou un cierge. On allume une bougie, chaque jour de loctave, de façon quau huitième jour toutes les bougies soient allumées. Il nest pas permis de toucher à ces bougies allumées ni de les utiliser pour un quelconque usage. Dans lÉvangile de saint Jean (10,22-39), il est question dune discussion entre Jésus et les juifs, sous le portique de Salomon, à loccasion de la fête de la Dédicace (Hanukah). Cette discussion fut due au caractère patriotique donné à la fête. Sachant que le Prophète, quand il viendrait, devait décider du sort de lautel purifié par Judas Maccabée (1 M 4,36), les juifs vinrent faire cercle autour de Jésus qui, en privé du moins, sétait proclamé Messie (Jn 4,26; 9,36ss) et lui demandèrent : « Jusquà quand vas-tu nous faire languir ? si tu es le Christ, dis-le nous clairement. » Ils voulaient savoir si les aspirations contenues dans la fête quils célébraient, se réalisaient ou non en la personne de Jésus. Celui-ci leur répondit que non seulement il était le Messie, mais en outre le Fils de Dieu. Les Juifs, cependant, refusèrent dy croire, dabord parce quils nappartenaient pas à son troupeau et ensuite parce quils étaient incapables de reconnaître le caractère divin des oeuvres quil accomplissait. (Traduit de lespagnol par Claude Bertrand) Source : La Terre Sainte, novembre-décembre 2002.
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