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Sabbath : le Sabbat

par Agripino Cabezón, ofm


 

 

 timbre

En ce qui concerne le Sabbat, un seul timbre de 3 lires a été émis le 19 avril 1977. Il mesure 30,8 x 40 mm. Le motif consiste en une broderie symbolique, oeuvre de G. Almaliah. À l’intérieur du cercle formé par le linge brodé dont on se sert pour couvrir les pains sabbatiques, pendant la bénédiction du vin, se trouve l’inscription : « En l’honneur du Sabbat », au-dessus et en dessous des deux pains et entre les deux bougies.

     « Souviens-toi du jour du Sabbat pour le sanctifier », lisons-nous dans l’Exode (20,8), au moment où le Décalogue est promulgué sur le Sinaï. C’est le 4e commandement et un des dogmes fondamentaux de la foi juive.

Un jour de repos

     La conception du 7e jour comme jour de repos, apparaît très tôt dans la Bible. Tout de suite après le récit de la Création (Gn 2,1-3), nous lisons : « Ainsi furent achevés les cieux et la terre, avec tout leur cortège. Dieu conclut au 7e jour l’ouvrage qu’il avait fait et, au septième jour, il chôma, après tout l’ouvrage qu’il avait fait. Dieu bénit le septième jour et le sanctifia, parce qu’il s’était alors reposé, après tout son ouvrage de création ».

     Ce précepte touchant le Sabbat est peut-être la plus notable contribution à la santé et au bien-être de l’humanité; il concorde du reste avec l’enseignement scientifique moderne, dans le domaine du bonheur physique et mental. Son observance procure à tout juif et à sa famille, repos et récupération de leurs énergies physiques; de plus, au point de vue spirituel, les 24 heures libres des occupations et des tracas de chaque jour leur offrent du temps pour se livrer à une paisible méditation.

Un jour de joie et de repas festif

     Cependant, le Sabbat ne signifie pas seulement la cessation du travail actif et une occasion de prier et d’étudier, mais il est aussi traditionnellement un jour de joie, de repas festif et de réunion de famille. Entre autres coutumes, signalons celle d’allumer deux cierges, le vendredi au coucher du soleil (cf. la gravure); ces cierges sont bénits par la mère de famille, qui s’est parée et ornée pour recevoir la paix du Sabbat.

     Sur la table, une coupe, généralement en argent, est posée, remplie de vin doux, à côté de deux pains (du pain spécial) recouverts d’un linge brodé. Ces deux pains rappellent symboliquement la double portion de manne recueillie par les fils d’Israël dans le désert : « Le sixième jour, ils ramassèrent le double de nourriture... Demain est un sabbat, jour de repos consacré à Yahvé » (Ex 16,22-23).

Un jour de bénédiction

     Quand le chef de famille rentre de la synagogue, son service accompli, il réunit ses enfants et invités et l’on chante des hymnes ancestraux. Puis on récite une bénédiction sur le vin, tandis que les pains restent couverts (comme le prescrit le cérémonial).

     Ordinairement, on prend trois repas le jour du Sabbat; le troisième a lieu au crépuscule, après la célébration de la cérémonie de l'Havdalah (qui marque la différence entre la sainteté du Sabbat et la routine de la semaine). On respire des parfums capiteux, on allume des cierges qu’on éteint ensuite avec du vin, pour signifier la fin du jour de repos et la reprise de la tâche quotidienne.

     La structure du Sabbat peut varier suivant les pays et les degrés d’orthodoxie, mais ce qui en constitue le fondement essentiel, c’est la conscience qu’ont tous les juifs du lien qu’il crée entre eux et leurs ancêtres, conformément aux paroles du Seigneur : « Les enfants d’Israël garderont le Sabbat, l’observant de génération en génération : c’est une alliance infrangible » (Ex 31,16). (Ce texte figure sur la bandelette, en hébreu, à droite et en anglais à gauche).

     Le livre des Nombres (15,32-36) raconte le châtiment infligé à un homme, surpris à violer le Sabbat, en ramassant du bois. Sans pitié, il fut lapidé hors du camp par tout le peuple.

     Aujourd’hui encore, le Sabbat est observé scrupuleusement par les juifs orthodoxes. On peut le constater surtout à Jérusalem, dans leur quartier où il a fallu interdire le passage des voitures, en établissant tout autour un cordon de police, dès le vendredi soir, afin d’éviter de graves dégâts. Ce qui est curieux c’est que le fait de déclencher un appareil photographique ou de piloter une voiture constitue une violation du Sabbat, mais non le fait de ramasser une pierre et de la lancer contre l’auteur de cette violation.

 

 
 

(Adaptation du texte espagnol par Claude Bertrand)

Source : La Terre Sainte, mars-avril 2003.

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27 janvier 2006