Philatélie biblique

« La terre ne sera pas vendue à titre définitif … » (Lv 25,23)

À l’occasion du cinquantenaire de la Fondation nationale juive, a été mise en circulation, le 24 juin 1951, une série de trois timbres, de formats différents. Deux d’entre eux, de moindre valeur (15 et 25 prutot), ont un format identique ; le troisième (80 prutot) est d’un format plus grand et dont l’illustration est la plus proprement biblique. Les deux premiers ont pour auteur O. Wallish, le troisième est l’œuvre de Wind Struski.

timbre     timbre

Sur le timbre de 15 prurot, on distingue à l’arrière-plan la silhouette d’une ville, au centre un tracteur et son conducteur et, à droite, des épis de céréales. Tout autour du timbre, en commençant par le côté supérieur droit, on peut lire (en hébreu) : « Cinquantenaire de la Fondation nationale juive 5711. » Sur la bandelette, au centre d’une vignette ornée, figure l’étoile de David, à l’intérieur de laquelle est écrit, également en hébreu, le mot « Sion ».

Le timbre de 25 prutot nous présente un arbre stylisé, pourvu de 50 feuilles. Pour le reste, il est identique au timbre précédent.

timbreLe timbre de 80 prutot, d’un format plus grand que celui des deux autres, nous intéresse davantage. Dans sa partie supérieure, se lit le même texte hébreu que celui qui figure sur les timbres de 15 et de 25 prutot : « Cinquantenaire de la Fondation nationale juive 5711. » Au centre apparaît l’étoile de David, portant le mot « Sion ». Dans la partie inférieure est représenté un homme en train de labourer avec une paire de mules. Deux épis, l’un à droite, l’autre à gauche, dans le sens vertical, ornent l’ensemble. Sur la bandelette est inscrit, en hébreu seulement, le texte du Lévitique (25,23) : « La terre ne sera pas vendue à titre définitif… » ; cette inscription est, elle aussi, ornée de deux épis.

Dans la Bible, le texte précité est suivi de cette déclaration de Yahvé : … « car la terre m’appartient et vous n’êtes pour moi que des étrangers et des hôtes ». Ce qui signifie que les Israélites doivent se considérer comme de simples colons de leur Dieu, qui leur accorde la possession de la terre, mais non pas la propriété perpétuelle. C’est pourquoi la Loi établit qu’après 50 ans (année du Jubilé), les choses doivent être ramenées au point où elles étaient à l’origine, aux jours de la conquête, quand eut lieu le partage de la terre.

Les anathèmes lancés par les prophètes contre ceux qui avidement accumulent les terres et, d’autre part, l’absence par la suite de références à cette Loi dans la Bible, nous amèneront à penser que cette disposition a dû être en fait lettre morte en Israël.

Agripino Cabezón, ofm
traduit de l’espagnol et adapté par Claude Bertrand, ofm

Source : La Terre Sainte, novembre-décembre 2004.

 

 

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« À main forte et à bras étendu, par une grande terreur… » (Dt 26,8)

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26 janvier 2007

 

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