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« Instruis l’enfant de la voie à suivre » (Pr 22,6)

par Agripino Cabezón, ofm


 

 

 

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Chez les Hébreux, l’éducation et la formation religieuse et manuelle des enfants constituaient l’obligation la plus importante pour les parents et seuls les enfants de familles très distinguées avaient des éducateurs ou des maîtres spéciaux (2 R 10,1.5 ; 1 Ch 27,32 ; Is 49,23). Les fondements de l’éducation étaient le respect et la vénération envers l’autorité paternelle et son objet principal était la crainte de Dieu, point de départ et résumé de toute la sagesse (Pr 1,7).  Cependant les données manquent concernant l’existence d’une organisation scolaire.

     Le 4 janvier 1972, une série de quatre timbres a été émise, dont les dessins sont l’œuvre de M. Faraj et de L. Rivkind. Le motif de chaque timbre est symbolique et varie selon le degré d’enseignement auquel il est dédié. Sur chacun d’entre eux figure le mot ÉDUCATION, en hébreu et en anglais.

Les degrés d’enseignement

     Le timbre de 15 agorot est dédié à l’enseignement élémentaire.  Nous lisons sur la bandelette le texte des Proverbes (4,7) : « Acquiers la sagesse ; au prix de tout ce que tu possèdes, acquiers l’intelligence ».  L’idée exprimée ici se retrouve en Pr 23,23.  Afin de montrer le prix du Royaume des cieux, Jésus lui aussi invite à renoncer à tout pour l’acquérir.

     Le timbre de 18 agorot est dédié à l’enseignement secondaire.  Les symboles sont des lettres et des chiffres.  Sur la bandelette est cité Pr 22,6 : « Instruis l’enfant de la voie à suivre ; devenu vieux, il ne s’en détournera pas ».  Cette voie est celle qui est en rapport avec ses facultés et ses dons naturels, aussi bien qu’avec la profession qu’il entend exercer au cours de sa vie.

     Le timbre de 20 agorot évoque l’enseignement professionnel (pinces, clefs dentées, équerre).  Dans un passage d’Aboth 2, sur la bandelette il est dit : « … Mais sans travail toute étude de la Loi finalement n’aboutit à rien » ; ce qui signifie qu’outre la religion, il faut prendre en compte le travail manuel.

     Le dernier timbre, celui de 40 agorot, est consacré à l’enseignement académique ou universitaire. Il est illustré de lettres et de symboles.  Sur la bandelette, on lit un passage du livre de Josué (1,8) : « Que le livre de la Loi soit toujours sur tes lèvres ; médite-le jour et nuit ».  La condition essentielle pour que Josué puisse réussir et être assuré de l’aide divine, sera l’exécution parfaite de toutes les instructions reçues de Moïse (Dt 31,7) et la fidèle observance de la Loi de Dieu. Un nombre croissant de jeunes Arabes fréquentent les écoles professionnelles créées pour eux et où ils reçoivent un enseignement qui favorise grandement leur intégration dans le milieu du travail.

Qualité de l’enseignement

     Il faut reconnaître que les divers systèmes d’éducation juifs sont parmi les plus avancés du monde ; nombreux sont les jeunes, venus d’autres nations, qui s’inscrivent dans les universités d’Israël pour faire leurs études et se spécialiser concrètement dans l’une ou l’autre branche et qui en retirent grand profit et satisfaction.

     En plus des quatre centres universitaires, existe le TECHNION (Institut israélien de technologie) qui est le centre de recherche et d’enseignement le plus ancien du pays, vu qu’il fut fondé en 1912.  Cette école supérieure technique a fourni au pays le plus grand contingent de techniciens (actuellement 70% de tous ceux qui travaillent en Israël) ; elle a contribué à améliorer les méthodes de travail dans tous les domaines, spécialement l’industrie et l’agriculture.  Elle est située à Haïfa.

(Traduction et adaptation par Claude Bertrand ofm)

 
 

 

Source : La Terre Sainte, mai-juin 2005.

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25 mai 2007