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J’ai mis de l’eau dans le désertpar Agripino Cabezón, ofm
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Le 26 décembre 1950, un timbre-poste de 500 prutot a été émis à l’occasion de l’ouverture du Service postal à Eilat. Il représente deux dromadaires. L’un d’eux est en train de boire de l’eau qui vient d’un petit canal et se répand dans le désert. Au bas du timbre est écrite une phrase extraite du livre d’Isaïe : « J’ai mis de l’eau dans le désert. » (43,20) Sur la bandelette, la carte géographique du Néguev est représentée, avec le nom « Néguev » en hébreu écrit au milieu. En Orient, étant donné la sécheresse, l’eau est l’une des réalités les plus recherchées, la première condition pour maintenir la vie. C’est autour des sources ou des puits d’eau, naturels ou artificiels, que se concentre la vie; il n’y a pas un groupe de maisons ou de tentes sans qu’y soit présente de l’eau. La possession de sources d’eau est une richesse; ceux qui s’en approchent ont à la payer (Nb 20,19); c’est un signe de grande misère que de devoir payer chaque jour l’eau à boire (Lm 5,4); au contraire le fait de pouvoir boire sans payer est le signe d’une grande abondance (Is 55,1). La bonne éducation requiert de ne pas refuser de l’eau à qui a soif (Gn 24,17); c’est une faute que de n’avoir pas tenu compte de la soif du prochain (Jb 22,7); cela peut donner lieu à des discussions et à des disputes, spécialement entre pasteurs qui doivent faire face à leur propre soif et è celle de leurs troupeaux (Gn 26,19-22). En Palestine, depuis l’antiquité, on connaît l’art de conserver l’eau dans des citernes, de creuser des puits, des sources, des aqueducs; ainsi fit le roi Ézéchias pour apporter de l’eau à Jérusalem surtout en cas de siège (2 R 20,20). Les Hébreux avaient sans doute vu l’irrigation en Égypte. On s’émerveille de l’abondance des feuilles des plantes qui croissent sur les rives des ruisseaux (Ps 1,3; Jr 17,8). Les poètes et les psalmistes chantent la fraîcheur de l’eau (Ps 23,2; 42,2), sa fertilité (Is 44,14). Jérémie compare Dieu à une eau vive (Jr 2,13). Dans la cosmologie biblique, l’eau est primordiale (Gn 1,2); dans la liturgie, elle sert pour les ablutions (1 S 7,6) ou pour une libation (2 S 23,16). Dans le Nouveau Testament, l’eau devient moyen du baptême (Jn 3,23; 4,1; Mt 28,19). Jésus eut soif (Jn 4,6-7; 19,28); il a promis récompense à qui donnera de l’eau à un assoiffé (Mt 10,42). L’esprit Saint est comparé à une eau vive (Jn 7,38). L’Apocalypse parle d’un fleuve qui jaillit du trône de Dieu et de l’Agneau. |
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Source : La Terre Sainte, juillet-août 2006. | Accueil | Index (philatélie) | www.interbible.org/sebq 28 mars 2008 |
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