
La poste israélienne passe en revue tous les événements que vit la jeune nation. Les guerres n’y échappent pas. Voici les trois premiers timbres qui évoquèrent la guerre des Six jours. D’autres ont suivi, un par an en fait.
Le timbre de 0,40 agorot représente un bateau surmonté du drapeau d’Israël, passant par le détroit de Tiran, au sud de la mer Morte, face à l’île de Tiran; c’est là qu’avait commencé la guerre des Six jours, lorsque des canons égyptiens avaient attaqué un navire israélien qui avait l’intention de rejoindre le port d’Eilat; ces canons sont conservés en leur lieu de l’époque, dans leur état de destruction faite par les Israéliens. Les mots « détroit de Tiran » se lisent en anglais en haut du timbre et en hébreu de manière verticale sur la gauche du timbre. La bandelette en bas du timbre porte un texte du prophète Isaïe : « Si tu traverses les eaux, je serai avec toi. » (Is 43,2)
Le timbre de 0,15 agorot représente l’emblème de l’armée d’Israël (Tsahal), c’est-à-dire une épée entourée d’une branche d’olivier et superposée à une étoile de David. La bandelette en bas du timbre porte un texte du Deutéronome : « Sois fort et prend bon courage. » (Dt 31,8) Elle résume l’esprit vaillant qu’avait l’armée pour conquérir le Sinaï lors de cette guerre.
Douze an après, en 1979, le Sinaï fut restitué à l’Égypte par l’État d’Israël pour établir la paix entre ces deux pays, grâce à l’accord entre le président Sadate d’Égypte et le Premier ministre Bégin d’Israël, avec l’appui du Président Jimmy Carter des États-Unis.
Le timbre de 0,80 agorot représente le Mur occidental de l’esplanade du Temple, dénommé parfois « Mur des lamentations », nom qui est inscrit en hébreu en haut du timbre et en langue anglaise sur la gauche du timbre de façon verticale. Ce mur est l’unique vestige de l’esplanade du Temple contruite par Hérode le Grand et qu’a vue Jésus quand il allait à Jérusalem. « Cette maison, mes yeux et mon cœur y seront toujours » (1 R 9,3) est le texte inscrit sur la bandelette du bas, sous l’emblème de Tsahal. Ce texte rappelle la promesse de Dieu à Salomon après qu’il eut fini de construire ce fameux Temple, lorsque Dieu lui apparut à Gabaon.
Après la grande guerre de 1948, les Juifs ne pouvaient plus accéder à ce mur. D’où leur joie lorsque la guerre de 1967 leur permit de le reconquérir et d’aller y prier, en se souvenant du Temple détruit par les Romains en l’an 70. Aujourd’hui, ce mur est devenu une véritable synagogue; c’est le lieu sacré où se célèbrent les fêtes juives, ainsi que les prières du vendredi soir et du sabbat; c’est un lieu qui attire « les yeux et les cœurs » des Juifs selon la formule du livre des Rois.
Agripino Cabezón, ofm
Source : La Terre Sainte 591 (2007) 294-295.
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27 février 2009