
Le mot Torah qui, avant de devenir synonyme de Loi, signifie d'abord « enseignement », a été traduit en grec, dans la version des Septante (LXX), puis dans le Nouveau Testament, par le mot « nomos ». Il désigne la première des trois parties de la Bible hébraïque : le Pentateuque. Celui-ci est un recueil de cinq livres : la Genèse l'Exode, le Lévitique, les Nombres et le Deutéronome, appelés respectivement en hébreu : Bereshit, Shemot, Vayyigra, Bemidbar et Devarim, qui ne sont rien d'autre que les premiers mots de chacun des cinq livres. Le terme « pentateuque » ne fut pas employé par les anciens juifs; peut-être même leur était-il inconnu. Les rabbins l'adoptèrent plus tard pour désigner, par un mot équivalent, les cinq livres de Moïse ou Torah.
En donnant au Pentateuque le nom de Torah, on soulignait d'une part l'importance primordiale et fondamentale des cinq premiers livres de la Bible. D'autre part, on mettait en relief l'essentiel de leur contenu, vu que, dans le Pentateuque, on trouve six ou sept codes de loi : le livre de l'Alliance (Ex 20,22-23,33) ; le Décalogue (Ex 20,1-17 ; Dt 5,6-21); le Dodécalogue (Ex 34,10-26) ; les douze malédictions (Dt 27,14-26); le Code deutéronomique (Dt 12-26); le Code de sainteté (Lv 17-26) et plusieurs autres codes dans divers chapitres du Lévitique.
À l'occasion du Nouvel An juif de 5757, le Service postal israélien a mis en circulation, le 3 septembre 1996, une série de trois timbres dont le format est de 40 x 25,7 mm ; il ont été dessinés par H. Kivkovich et imprimés en offset. Tous trois ont en commun l'inscription circulaire qui figure sur la bandelette et qui dit : « Joyeuses festivités 5757 ».
Le premier timbre de 1,05 shekel, fait expressément référence à l'Année Nouvelle (Rosh ha- Shana), ainsi qu'on peut le voir dans le coin inférieur droit. Nous y trouvons représentés un plat de miel et deux cierges allumés, éléments propres au Nouvel An. Avant le repas festif, du pain et des pommes trempent dans le miel tandis qu'on récite une prière, pour que ce soit là le symbole d'une douce Année Nouvelle. Sur la bandelette, au centre de l'inscription citée plus haut, apparaît un cierge allumé.
Le timbre de 1,60 shekel évoque, dans le coin inférieur droit, la fête de Sukkot (Tabernacles); nous y voyons des éléments décoratifs de la fête : une tente, rappelant celles qui servirent de logement aux Fils d'Israël, après leur sortie d'Égypte.
Le timbre de 1,90 shekel nous offre une reproduction de l'intérieur d'une synagogue durant la lecture de la Torah, avec la chaire, le rouleau ouvert de la Torah et, brillant dans le haut, des lampes de diverses couleurs. Dans le coin inférieur droit, nous lisons : Simhat Tora. Sur la bandelette figure, outre l'inscription susmentionnée, le rouleau ouvert de la Torah.
Comme nous avons déjà parlé précédemment des deux premières fêtes, nous bornerons nos explications à cette troisième valeur : Simhat Tora.
Il s'agit du dernier jour des festivités inaugurées par Sukkot. Dans la Diaspora, Simhat Tora tombe le 23 du mois de Tishri, c'est-à-dire le second jour du Shemini Azeret ou festival qui clôture Sukkot. En Israël, il coïncide avec Shemini Azeret (22 de Tishri).
Au cours de cette fête, on achève la lecture annuelle du rouleau de la Loi et on la reprend aussitôt au début. Simhat Tora, en tant que fête distincte, n'était pas connue durant la période talmudique. Sa célébration fut introduite lorsque le cycle annuel pour la lecture de la Torah fut largement adopté et remplaça le cycle triennal.
Durant les célébrations, les assemblées orthodoxes et conservatrices continuent de retirer de l'Arche tout le rouleau de la Torah et de faire sept fois le tour du «bimah» (chaire). Tous les hommes présents sont invités, à tour de rôle, à lire la Torah; et cela, autant de fois qu'il est nécessaire (Dt 33,1-29). Les enfants, eux aussi, du moins ceux qui ont atteint l'âge de la «bar mitzvah», sont appelés à terminer la lecture de ce chapitre. À cet effet, on couvre d'un «tallit» la tête des jeunes garçons, qui sont bénis par l'assemblée avec les bénédictions adressées par Jacob à Ephraïm et Manassé (Gn 48,16). Souvent ces enfants déposent des dons pour la synagogue et le parrain offre un banquet à ses amis en l'honneur de l'événement.
Dans certaines communautés, des cérémonies analogues ont lieu la veille de « Simhat Tora ». Tous les rouleaux sont extraits de l'Arche et l'on fait sept fois le tour de la chaire. En d'autres communautés, au cours du service du soir, on lit aussi, en guise de conclusion, une partie du Deutéronome : c'est le seul moment de l'année où le rouleau de la Torah est lu de nuit.
Au programme des festivités de Simhat Tora figure la récitation de textes liturgiques spéciaux. dont certains furent rédigés en des temps anciens. La remise en place dans l'Arche des rouleaux de la Torah s'accompagne d'hymnes joyeuses.
Tout au long de ces festivités, un rôle central est confié aux adolescents. Les jeunes participent aussi aux processions de la Torah. Ils portent des étendards garnis de pommes où sont plantées des bougies allumées. Il existe également des communautés où les enfants, au cours de Simhat Tora, démontent les tentes (sukkot) et les brûlent.
Des synagogues réformées ont d'autres coutumes dont la forme a été modifiée et qu'on observe le dernier jour de la fête. En Israël, où le second jour de la fête n'est pas célébré, la liturgie combine les cérémonies des deux jours. C'est devenu une coutume à laquelle on se conforme durant la nuit qui suit Simhat Tora et qui coïncide avec la célébration de celle-ci dans la Diaspora. Dans certaines villes, communautés ou bases militaires, on effectue sept « hakkafot » (marches processionnelles autour de la chaire), avec la participation de personnalités religieuses, militaires et politiques, qui se font un honneur de porter les rouleaux de la Torah.Agripino Cabezón, ofm
Source : La Terre Sainte, mars-avril 1999, pp. 60-61.
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déborderont de vin nouveau. » (Pr 3,10)
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27 novembre 2009