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chronique du 18 octobre 2005
 

Madame, Monsieur...

Tu aimeras le Seigneur ton Dieu ... et ton prochain comme toi-même (Matthieu 22, 37-39)


À Montréal, dans les années 80, un soir de novembre, une foule de priants quittent une église du centre-ville. Ils étaient venus entendre un prédicateur charismatique renommé leur parler de charité, d'amour, de pardon.

     Par couples ou par grappes les gens se disaient leur admiration pour la beauté de ce qu'ils venaient d'entendre.

     Au coin de la rue un itinérant tend la main avec insistance: «Madame, monsieur, la charité s'il vous plaît». Les gens passent indifférents ... la plupart. À un moment donné deux personnes doivent faire le détour pour éviter l'homme qui se tient là.

     « Pourquoi la ville ne fait-elle rien pour nous enlever ces bums-là de dans les rues? » commente l'une des deux.

      «Tu as bien raison, si on les laisse faire on les aura sur nos perrons bientôt (Témoignage).


LIEN : « C'est dans les gestes et les attitudes que se vérifie la qualité de notre amour pour les autres.

     Par sa vie et ses paroles, Jésus nous apprend à agir en tenant compte de trois points de repère: l'amour de Dieu, de soi-même et de son prochain. Jamais l'un sans l'autre. Une recette de vie éternelle!» (André Tiphane, Prions en Église, vol. 3.1, no 10).

     Regardons notre vie, enlevons tout le fla-fla des convenances, des apparences, pour ne garder que l'éclairage de «Tu aimeras...» que Jésus nous dit dans l'évangile d'aujourd'hui. Ne soyons pas trop surpris d'y retrouver des occasions où nos gestes et nos attitudes ne s'accordent pas avec le discours de Jésus.


* * * * *

Les souliers de Gandhi
     En montant à bord d'un train, un jour, Gandhi perdit un soulier qui tomba sur la voie. Comme le train se mettait en marche il ne pût le récupérer. Quelle ne fut pas la surprise de ses compagnons de le voir enlever son autre soulier et le lancer proche de celui qu'il venait de perdre. « Pourquoi faites-vous cela? » Gandhi sourit et dit : « Le pauvre homme qui aurait trouvé un soulier le long de la voie ferrée en aura maintenant une paire qu'il pourra porter » (rapporté dans The Little Brown Book of Anecdotes).


LIEN : Charité chrétienne ou geste humanitaire? ... Est-il mieux de prendre parti pour Dieu ou de prendre parti pour l'homme? Les «deux amours» dont Jésus parle dans son enseignement ne sont pas dissociables, ils sont nécessaires tous les deux. Pour Jésus, il faut prendre parti pour Dieu et pour l'humain, servir Dieu et ses frères. On n'a jamais fini d'aimer.

 

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